samedi 21 janvier 2012
Film de bertrand Bonello
L’Apollonide, un film comme une peinture:
La succession d’images que constitue le film s’apparente à une succession de tableaux. On croirait voir du Monet, du Manet, du Courbet….L’image a ce grain rétro, l’ambiance du début de siècle y est parfaitement reconstituée. Les plans se suivent et ne se ressemblent pas, dans un rythme qui ressemble à une mélodie de jazz…une improvisation maîtrisée avec des retours en arrière constants, entre-coupés par des séquences d’anticipation. Au fur et à mesure le fil narratif s’érige en spirale comme une fumée de cigare dans le décor si pur et stylé. Le romantisme et l’innocence sont présents tout au long du film, à travers ces filles dont le destin est souvent tragique. C’était d’ailleurs un des principaux souhaits du réalisateur Bertrand Bonello: garder cette part de candeur dans chacun des personnages féminin. Pour le réalisateur, aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est un film sur le visage au sens levinasien du terme (pour Emmanuel Lévinas le visage féminin a cette dualité intrinsèque: il révèle un objet du désir associé à l’image de la prostitué mais aussi un objet sacré associé à l’image de la mère). Même s’il est beaucoup question du corps, la problématique du visage y est récurrente, obsédante. Il y a très peu d’images de sexe, L’Apollonide est un film très chaste au final.
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2 commentaires:
Voilà qui me donne envie de voir ce film....Bises de VITA
Je ne connaissais pas l'existence de ce film... Cela donne vraiment envie de le voir... A Noël j'ai eu le DVD de la "La jeune fille à la perle"... un chef d'oeuvre aussi...
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